Au chevet de la chapelle

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rénovation chapelle

Réfection de la voûte extérieur de la chapelle de l’Ossuaire

La dernière phase des travaux de restauration de l’Ossuaire est en cours. La chapelle est entre de bonnes mains.

Sur les échafaudages, les employés de la société Varnerot coulent des joints entre les pierres toutes neuves qui viennent d’être changées. La société Varnerot « qui n’est ni en liquidation judiciaire, ni en dépôt de bilan », rassure Mickaël Varnerot, qui reçoit des dizaines de coups de fil à ce sujet. Le public ayant fait l’amalgame entre sa société et une autre entreprise accusant de grosses difficultés.

Pour l’heure, le chantier de restauration de ce monument est dans les temps. Mais, si les conditions climatiques ne sont pas favorables cet automne et cet hiver, le chantier pourrait être légèrement retardé. En effet, la fin des travaux est prévue en décembre, mais une marge de sécurité est placée à avril 2014.

« C’est pareil qu’ailleurs, on change des pierres », souligne Mickaël Varnerot en regardant l’édifice bien plus dégradé sur cette partie-là. « Il est exposé au nord et nord-est et le bâtiment a dû travailler vu les fissurations. Ça a fait éclater pas mal de pierres. » Et puis « la tour et la chapelle sont les parties les plus anciennes », souligne Olivier Gérard, le directeur de l’Ossuaire.

« Nous allons aussi en profiter pour changer l’alimentation électrique de la chapelle », déclare le colonel Boissé, président de l’Œuvre de l’Ossuaire. En profitant de l’ouverture de la double voûte pour y faire passer les fils. Et ainsi rétablir l’éclairage zénithal qui illuminait le maître-autel par le passé

En gravissant les étages de l’échafaudage, les vitraux de la chapelle apparaissent sous un autre jour. « Les six vitraux du chœur seront repris », affirme le colonel Boissé. Et de près on remarque des traces de peinture sur les fers qui seront traités et repeints… en bleu horizon, comme à l’origine. D’ailleurs, cette restauration permettra également de remettre à l’état original des parties rénovées dans les années 1970.


Au microscope

Idem pour la porte monumentale (lire par ailleurs) qui a été démontée et qui est en cours de traitement. Des analyses au microscope d’écailles de peinture permettront de retrouver la couleur d’origine qui sera recréée.

Enfin, l’éclairage extérieur de l’Ossuaire va être complètement repris. Terminée l’utilisation de lampes à incandescence qui faisait grimper la note d’électricité. Seront installées des LEDS moins gourmandes en énergie et de meilleure qualité. L’éclairage « permettra un changement de couleur et des animations sur le monument », explique Olivier Gérard qui sera bientôt formé à Paris pour être autonome dans la manipulation de ce matériel. Un éclairage mis en place par la société Philips en lien avec Rexel de Belleville-sur-Meuse. Restera à prévenir les acteurs du tourisme afin que les visiteurs soient avertis des animations lumineuses.

Outre le travail sur la pierre, les Métalliers lLorrains finissent de monter les fenêtres permettant de voir les ossements sur le bas de l’Ossuaire.


Frédéric PLANCARD

source: http://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/10/08/au-chevet-de-la-chapelle

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