Dans les pas des anciens

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Dépôt de gerbes aux pieds des soldats du monument aux morts. Photos Franck LALLEMAND

Journée de commémorations, hier, pour le 98e anniversaire de la bataille de Verdun.

Après la messe à la cathédrale, l’arrivée des autorités s’est faite devant un public clairsemé. Le colonel Mienville a passé les troupes en revue au son de la marche consulaire jouée par la nouba du 1er Tirailleurs d’Épinal en tenue de tradition.

« Il y a un siècle, la vaste déflagration qui allait durablement déstabiliser l’Europe débutait », a souligné Maurice Gambert, le président national de la Fédération Maginot, dans son évocation historique. Il a cité, bien sûr, la bataille de Verdun, comme symbole de cette guerre. « Depuis 1916, il s’est produit un profond changement de civilisation. »

Une pensée aussi pour les troupes coloniales « affectées aux travaux d’aménagement sur la Voie Sacrée » et « en 1916, les hommes de fer furent des millions ». Driant au Bois des Caures, de Gaulle laissé pour mort à Douaumont et à qui l’on a décerné la Légion d’honneur à titre posthume, autant de noms, de lieux et de situations qui résonnent encore aujourd’hui.

Sur la résistance des troupes, Maurice Gambert a déclaré : « Nos soldats étaient des paysans habitués à une vie rude et aux privations. » Et de conclure : « Cent ans après, en remuant les cendres, nous entendons les horreurs de la guerre, parler de ces hommes et de leur valeur. Comme l’a écrit Maurice Genevoix : « C’est vrai pourtant. Cela a existé. ». »

Daniel Mérignargues, sous-préfet de Verdun, a débuté son discours par la devise républicaine : « Liberté, égalité, fraternité. C’est au nom de ce triptyque que nos poilus se sont battus pour sauver la France. » Un élément « essentiel à passer à nos jeunes générations ». Et d’adjoindre à la devise : l’humilité devant le courage et l’abnégation des soldats, des femmes et des enfants : « À tous ceux-là, on doit aussi d’être ici aujourd’hui. »

« Qu’ils deviennent un exemple pour nos démarches aujourd’hui. Le modèle à montrer à nos enfants »

Le représentant de l’État a ajouté aussi le mot « tolérance » : « Un message fort doit passer », celui « de la compréhension, de l’entente, de la concorde entre les uns et les autres ». Enfin, c’est le mot solidarité qui est venu s’agglomérer aux autres : « Dans les tranchées, quels que soient leurs grades, leurs origines, leurs couleurs de peau, ils se sont battus ensemble. Qu’ils deviennent un exemple pour nos démarches aujourd’hui. Le modèle à montrer à nos enfants. »

Parmi les troupes présentes, une délégation du pétrolier-ravitailleur Meuse, qui soutient le groupe aéronaval était là avec son commandant, le capitaine de frégate Muller. Un bateau jumelé avec le département et qui rentrait de mission dans l’océan Indien.

Une présence pour montrer « que l’on s’associe aux commémorations », confie le pacha. « La physionomie de notre équipage est très représentative de toute la France dans sa diversité. » Comme l’était celle de 14-18 dans les tranchées.

Emmanuel Muller qui a eu aussi une pensée pour ses deux arrière-grands-pères officiers morts en 14-18, l’un lieutenant-colonel d’infanterie tué au tout début et le second en novembre 1918.

Frédéric PLANCARD

Source : http://www.estrepublicain.fr/meuse/2014/06/23/dans-les-pas-des-anciens

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This article was written by ossuaire-de-douaumont