Des orfèvreries étonnantes

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il ne reste que 3 exemplaires

Il ne reste que trois exemplaires en France de ce calice du XII e.

Trésors de Meuse, c’est aussi des chefs-d’œuvre d’orfèvrerie de l’art sacré dans une seconde salle de l’exposition. L’exposition montre un échantillon de la diversité des richesses patrimoniales du département. C’est notamment dans cet espace que l’on retrouve la plupart des pièces quasiment invisibles en temps normal en raison de leur valeur et des précautions nécessaires pour leurs maniements. « Nous les avons classées par type d’objet : les croix, les crosses, les reliquaires, les calices, etc. Elles viennent du Musée d’art sacré de Saint-Mihiel, d’autres musées et des trésors des églises meusiennes et de la cathédrale de Verdun. Elles sont très peu exposées et nous avons fait le choix de présenter des pièces réalisées jusqu’à notre époque contemporaine pour mesurer l’évolution stylistique à l’image de ce calice dont le pied est la tour de l’Ossuaire de Douaumont », souligne Marie Pintre. On remarque ainsi les deux plus anciennes crosses du département, datées du XIIIe siècle. Plus loin, une croix reliquaire à double travers de modèle byzantine est la plus ancienne de Meuse. Un morceau de la croix du Christ serait à l’intérieur. Elle est datée du XIIIe siècle et repose sur un pied qui a été ajouté et réalisé au XVe siècle. On observera la composition de la croix en fil d’or tressé avec des pierres précieuses enchâssées. Elle provient de l’église de Souilly.

Les croix ou les couronnes, richement dotées de pierres précieuses, illustrent la puissance et la richesse de leur propriétaire ou de leur commanditaire. Objet magnifique, d’une richesse indescriptible, ils illustrent la puissance de l’église à cette époque et la volonté des puissants de l’honorer. Ainsi cette croix de Wassebourg, travaillée des deux côtés et offerte par l’archidiacre de Verdun à sa ville natale Saint-Mihiel, est typiquement Renaissance avec une petite originalité, la présence d’un bijou qui aurait appartenu à la mère de Richard de Wassebourg et représentant Neptune et Amphitrite.

Elle tranche cependant avec la simplicité d’autres objets exceptionnels. Des pièces en Ivoire sculptées ou un calice et sa patène funéraires en argent doré du XIe -XIIesiècles. Il n’en existe que trois en France dont deux à Reims. À Verdun. Ils ont été retrouvés en 1935 lors des fouilles de restauration de la cathédrale dans la tombe de l’évêque de Verdun, Nicolas Bousmard.

Source : http://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/10/25/des-orfevreries-etonnantes

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