Des os découvert au Fort de Vaux

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Des os ont été découverts en face du Fort de vaux hier matin. Photo F.L.

C’était une matinée classique pour les agents de l’ONF. Consigne leur avait été donnée de creuser quatorze trous en face du Fort de Vaux, en prévision d’une visite ministérielle prévue ce dimanche. « Les autorités vont y mettre des arbres », expliquait hier un agent sur place. Sauf que la visite en question, celle du ministre des Anciens combattants, a été annulée ; Kader Arif ne pouvant être présent en Meuse ce 10 novembre.

La présentation du programme du Centenaire de la Grande Guerre en Meuse à l’invitation de Christian Namy, président du conseil général et Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional, est en effet prévue ce dimanche, dans la grande galerie du Centre mondial de la Paix.

Alors qu’ils creusaient ces trous comme il leur a été demandé, les agents sont tombés sur un os. « On nous a toujours dit que quand on trouve des os, il faut prévenir », indique cet employé de l’Office national des forêts. Le directeur de l’agence de Verdun a donc été averti par l’équipe qui était au fort de Vaux, et il a lui-même alerté les gendarmes. Les militaires de la communauté de brigades de Verdun se sont donc rendus sur place pour constater la trouvaille. À la différence des dernières découvertes marquantes à Fleury où des squelettes presque entiers et souvent identifiables par une plaque ont été sortis de terre, hier, il ne s’agissait que de fragments d’os. Appelé pour analyse, Bruno Fremont, le médecin légiste de Verdun a rapidement conclu à des fragments datant de la Première Guerre mondiale et de la bataille de Verdun. Toutefois, l’analyse fine a montré que dans les différents restes, un seul était d’origine humaine. « Après examen, il y a trois types d’ossements : un os long de cheval, des ossements de bovins correspondant à des pièces de boucherie découpées à la scie pour nourrir les soldats et enfin une vertèbre humaine, la douzième dorsale. Ce type de fragment n’est pas rare dans ce secteur où les bombardements ont pulvérisé des corps, projetant certaines parties à des centaines de mètres. Cela montre l’intérêt de trier », explique le docteur Frémont. La vertèbre humaine rejoindra sans doute une sépulture militaire.

Quand au chantier en cours, il n’a pas été interrompu. « On va pouvoir décaler les trous », explique l’agent de l’ONF, « à condition que l’on ne trouve pas d’autre os ailleurs ».


L.Bo

Source : http://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/11/08/des-os-decouverts-au-fort-de-vaux

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