Dossard 390

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Les difficultés du terrain requièrent toute l’attention. Photo Franck LALLEMAND

Le Trail des tranchées, première édition, s’est élancé hier depuis la place de la Mairie de Bras-sur-Meuse. Après le départ de la course de 36 km _ pour les as _ et de celle de 24 km, place, à 10 h 15, aux coureurs inscrits sur les 12 km. Et parmi eux, le dossard 390.

La femme, 52 ans, qui pratique le jogging en amateur, mesure sa chance de se compter au nombre des 500 engagés au total sur l’épreuve. L’Office du tourisme du Pays verdunois, organisateur, a dû refuser bien des inscriptions, leur nombre étant limité pour des raisons de sécurité !

L’ambiance est joyeuse. La plupart des participants ont surtout envie de s’amuser dans l’effort. Sous le portique gonflable bleu qui figure le départ et l’arrivée, les consignes de respect des sites sont rappelées. Et déjà le départ est donné ! Des figurants habillés en Poilus, baïonnette en main, font une haie d’honneur aux coureurs. C’est parti pour 12 km sur des chemins de champs et de bois parfaitement balisés, et jalonnés de hauts-lieux du souvenir comme l’ouvrage de Froideterre (à 4,5 km), l’Abri des quatre cheminées (5,2 km) ou le village détruit de Fleury-devant-Douaumont (6,8 km). Le soleil brille, il fait doux. La femme au dossard 390 se dit que, décidément, elle va se faire plaisir…

En montée
La troupe s’étire rapidement en un long ruban. Elle aborde vite la première montée à flanc de côte. Les conversations se tarissent ; on cherche son souffle. Certains se mettent à marcher pour « s’économiser » ; le dossard 359 encourage sa compagne : c’est que le Trail promet encore de la difficulté !

Pas le temps de s’éterniser sur les sites de mémoire. Tout juste s’accorde-t-on un arrêt au ravitaillement prévu, et bienvenu, à mi-parcours. Allez, encore une bonne montée vers Fleury, du genre qui coupe les jambes. Mais le public est là en plusieurs points du circuit, qui applaudit tout le monde sans distinction : ça donne l’envie de se dépasser !

En descente
Enfin, comme une récompense, voilà une douce descente en ligne droite dans les bois, avec l’Ossuaire de Douaumont en ligne de mire. Superbe. La descente se poursuit jusqu’à Bras, où ceux qui se sont économisés jusque-là s’en donnent à cœur joie.

Le portique bleu surgit soudain ; c’est fini. Le dossard 390 regarde sa montre : midi moins vingt, une heure vingt-cinq de course. Le plus rapide a couvert les 12 km en à peine quarante-six minutes. Certes. Mais l’important n’est-il pas que tous deux se soient fait plaisir ?

Nadine JAJOUX Plus de photos sur www.estrepublicain.fr

Source : http://www.estrepublicain.fr/meuse/2014/03/31/dossard-390#jimage=17C94ABC-9A51-4CD4-9541-72FF5E83BD6D

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