La flamme de l’espoir

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Le feu sacré a été ravivé hier soir, à Verdun. A un an du Centenaire, la cérémonie revêtait un caractère particulier.

Quatorze kilomètres par heure. Au lieu des dix, habituellement, depuis 25 ans. Les coureurs du ministère de la Défense sont arrivés à bon port, ce vendredi soir, à Verdun. « Ils ralentissent ou accélèrent leur course avant l’arrivée d’un village. Pour être dans les temps », souligne Maurice Michelet, président du Comité de la Voie sacrée Nationale et de la Voie de la Liberté, qui organise tous les ans le prélèvement de la flamme sacrée, le 30 octobre, sous l’Arc de Triomphe.

Un parcours plus long de 50 km. Qui a été « exceptionnel » selon Maurice Michelet. « Nous avons été accueillis par des gens enthousiastes dans les différents villages ». Citant au passage la commune de Rachecourt-Suzémont, en Haute-Marne. Un village de 90 âmes. « Il y avait au moins 80 personnes au moment de notre passage. Je n’oublierai jamais ça… »

Un parcours « comme on n’en a jamais eu auparavant ». Tant mieux. Car 2013 marquait le 90e anniversaire de l’allumage de la flamme par André Maginot. Ainsi, ce feu sacré s’est arrêté sur sa tombe, à Revigny-sur-Ornain. Mais aussi à Colombey, en hommage au Général de Gaulle, pour célébrer les 50 ans de la création de l’ordre national du Mérite, dont il est le fondateur.

Dernière cérémonie avant le Centenaire

Cérémonie exceptionnelle également car c’est la dernière avant le début des célébrations du Centenaire, en 2014. À l’heure où les hommes et femmes politiques du secteur se divisent au lieu de se rapprocher, y aura-t-il un consensus pour célébrer dignement les 100 ans du début de la Grande Guerre ?

La flamme est symbole de paix, de sacré, pourquoi pas d’espoir ? Autour d’elle, des dizaines de personnes engagées. Qui la portent fièrement, chaque année, de Paris à Verdun. Des coureurs dans la lumière. D’autres hommes dans l’ombre comme Guy et son fils Jean-Charles, chargés, à chaque fois que la flamme s’éteint, de la raviver grâce aux lanternes qui ont prélevé le feu sacré, sous l’Arc de Triomphe.

Des Verdunois, des militaires, des porte-drapeaux, une fanfare de Thierville honorée de jouer la Marseillaise pour l’accompagner. C’est cela l’arrivée de la Flamme à Verdun. D’abord au monument aux morts. Puis, en rythme, vers le monument A la Victoire et sa crypte, où elle repose depuis hier soir. Jusqu’au 11 novembre. Jour anniversaire de l’Armistice.


Emilie FIEROBE

Source : http://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/11/02/la-flamme-de-l-espoir

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