La mémoire est aussi dans le verre

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changement verre

Verdun. Après s’être appliqué, en début d’année dernière, à desceller, nettoyer et remonter les 5.184 carreaux de verre de la nef de l’Ossuaire de Douaumont, voilà que le maître verrier des Ardennes s’attaque à la porte d’entrée monumentale du mythique bâtiment du champ de bataille de Verdun.

Le travail là aussi s’annonce colossal. Côté conception « la technique est la même que pour la nef », explique Jean-Marc Paguet. Deux plaques de verre sont collées l’une à l’autre : « Il y a un verre cathédrale et un verre plaqué rouge ce qui donne des variations de couleur tout au long de la journée. C’est à midi que c’est le plus beau, l’intérieur prend une très belle teinte rose », poursuit le maître verrier de Vouziers.

Il lui faudra d’abord déposer l’actuel calfeutrement acrylique (le joint qui scelle les carreaux) et déposer les deux plaques de verre qui seront nettoyées.

« C’est un très beau verre », souligne Jean-Marc Paguet qui est allé à Paris pour sélectionner des verres du même type. Car bien sûr, les carreaux du portail d’entrée ne sont pas tous intacts et il n’y a pas de réserve comme c’était le cas pour ceux de la nef.

Puis viendra le temps de la repose des verres avec du mastic à l’huile de lin.

Un travail qui, selon Jean-Marc Paguet, doit durer une semaine. Ce nouvel acte de rénovation du bâtiment s’inscrit bien évidemment dans le cadre des travaux entrepris depuis de nombreux mois en vue de la restauration totale de l’édifice de mémoire pour le Centenaire de la Grande Guerre, de 2014 à 2018.

La porte sera entièrement démontée

Après la dépose des verres, c’est la porte elle-même « qui sera entièrement démontée et restaurée durant quatre mois chez « Les Métalliers lorrains » à Nancy », explique Olivier Gérard, le président de l’Ossuaire de Douaumont. C’est cette société qui avait déjà restauré les grilles en fer forgé de Jean Lamour sur la place Stanislas à Nancy.

Rénovée sommairement en 2005, la porte en acier de l’Ossuaire, fabriquée chez Nics frères, sera plongée dans des bains d’électrolyse.

En tout, le chantier de rénovation de la porte d’entrée coûte à lui seul 54.000 €.


Frédéric PLANCARD

source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/09/03/la-memoire-est-aussi-dans-le-verre

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