Le Japon en direct de l’Ossuaire

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de-gros-moyens-techniques-pour-la-diffusion-de-ce-direct Verdun. Une télé russe filmait, hier, l’Ossuaire sur toutes les coutures. Et le panorama impressionnant depuis le haut de la tour. Les visites de journalistes du monde entier se bousculent en cette année d’ouverture du Centenaire de la Grande Guerre.

Pendant le même temps, c’est TV Asahi qui avait monté trois plateaux pour un direct avec le Japon. L’un était situé au milieu de la nécropole et les deux autres à proximité du bâtiment dont un devant la plaque de bronze rappelant l’un des gestes les plus symboliques de la réconciliation franco-allemande : la poignée de main du président François Mitterrand et du chancelier d’Allemagne Helmut Kohl le 22 septembre 1984. Une image très connue au Japon.

Sous un soleil de plomb, Ichiro Furutachi, présentateur vedette, attend l’antenne. Le périmètre est bouclé et les bus de scolaires filtrés lorsqu’ils pénètrent la zone de tournage.

Il faut dire que « Hodo Station » la quotidienne diffusée en « prime time » au Japon du lundi au vendredi est très suivie. Elle passe en direct à 21 h 30, le tournage avait donc lieu, hier de 14 h 56 à 16 h 10. Une émission d’actualité qui traite plusieurs sujets pendant cette heure d’antenne et qui dispose très souvent d’un plateau en extérieur.

Grosse audience aussi, puisqu’elle réalise tous les soirs entre 10 et 20 % de part de marché.

Les écrans devant M. Furutachi s’agitent : « Antenne dans deux minutes ! » signale un technicien. Dernières retouches maquillages sur le visage du présentateur qui patiente sous un parapluie noir qui l’abrite des rayons du soleil.

Le duplex avec le Japon reprend. Quelques mots. Puis c’est la course. En moins de trois minutes, l’équipe remonte dans des minibus pour rejoindre un autre plateau situé devant l’Ossuaire.

Et l’émission en question était tout aussi symbolique que la zone dans laquelle elle était tournée. « Le thème principal portait sur l’amitié franco-allemande en référence à la situation actuelle au Japon, en Corée du Nord et du Sud et en Chine », confie Yoshi Onodera, le chef de projet direct à Verdun. « En Europe, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Français et les Allemands sont devenus amis, en Asie, il y a encore beaucoup de polémique. On fait référence à l’image de 1984, c’est quelque chose de complètement impossible à imaginer entre le Japon et la Chine ».

À l’Ossuaire, le direct faisait également intervenir le professeur Endo, politologue et spécialiste de politique internationale. Des reportages émaillaient ce direct dont un, sur un manuel scolaire franco-allemand avec Luc Ferry et un autre sur la brigade franco-allemande. Ce travail entre militaires de ces deux nationalités est une chose également « inimaginable pour les Japonais ».

Frédéric PLANCARD

Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/05/20/le-japon-en-direct-de-l-ossuaire

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