Le pillage du champ de bataille

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Serge Barcellini, conseiller de Kader Arif, ministre délégué aux Anciens Combattants et ancien directeur de la Mission Histoire du conseil général de la Meuse participait, samedi dernier, à un colloque sur l’archéologie sous-marine et la guerre 14-18. Un colloque organisé par la Commission départementale d’archéologie subaquatique de l’Oise. En effet, toute une politique de fouille est en train de se mettre en place, entre autres, pour éviter que les épaves liées à la Première Guerre mondiale et même à celles de la Seconde ne soient pillées ! « Le Centenaire de la Grande Guerre va tellement booster l’intérêt que tout le monde va se précipiter et il n’y a pas beaucoup de champs de bataille où l’on peut encore trouver des vestiges. Il y a les Vosges et la Meuse », confie-t-il. « Et il y a un risque de pillage évident. Le versant sombre du Centenaire, c’est le pillage et la vente des objets. Le prix moyen d’un casque Adrian est de 178 € ! » En effet, il suffit de visiter des sites Internet spécialisés pour se rendre compte que l’on peut à peu près tout acheter concernant la Première Guerre mondiale. Tels des éclats de grenades provenant du champ de bataille de Verdun, cette gamelle ou ces « queues de cochon » retirées de la Zone Rouge ou de l’Argonne. Un véritable business. L’autre inquiétude de Serge Barcellini concerne « les monuments aux morts » où se trouvent « d’anciens canons, d’anciennes mitrailleuses et d’anciens obus ». Des objets relativement faciles à voler et qui disparaîtraient corps et biens, les relevés n’existant pas.

F.P.

Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/11/18/serge-barcellini-conseiller-de-kader-arif-ministre-delegue-aux-anciens-combattants-et-ancien

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