Le tour des drones

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Michael (au premier plan) et marc aux commandes du drone et des images

Verdun. De drôles de machines à l’intérieur d’une camionnette noire. « Nous sommes mandatés par France Télévision, ASO et le Tour de France pour filmer le patrimoine », confie Michaël Gisselère, qui dirige, avec Christelle Bozzer, Freeway Drone, une société spécialisée dans la prise de vue via ces objets volants, basée à côté de Fontainebleau et à Toulouse.

Lors de la retransmission d’une étape, des hélicoptères suivent les coureurs et filment en direct. Les images de Freeway Drone viennent donc en renfort pour des plans au plus près des édifices ou des paysages choisis : « Nous ne sommes pas là pour remplacer l’hélicoptère. Nous, on est au contact ». Si ce contrat est très important, la société travaille aussi pour « Christophe Dechavanne pour un programme sur les campings et aussi pour la Compagnie du Ponant. Nous sommes allés en antarctique. C’est la première fois qu’un drone volait là-bas ».

Il faut qu’il y ait une vraie osmose entre le pilote et le caméraman »

Quant au Tour de France, « nous avons tourné pour la première fois pour le 100e (NDLR : en 2013) et Daniel Bilalian, le directeur des sports de France Télévision nous a dit que si c’était concluant, nous serions reconduits ». Et visiblement, ce le fut.

Michaël Gisselère est aussi le réalisateur des images et travaille avec son pilote de drone : Marc Barbaresco. « On est toujours en relation avec Jean-Maurice Hogue, le réalisateur du Tour », souligne Michaël Gisselère.

Et leur programme est serré : Big Ben, Westminster Abbaye, la cathédrale de York, celle de Sénanque, le Grand Palais, Riquewihr, la Cascade du Hérisson, Saint-Bertrand-de-Comminges… Et bien sûr, l’incontournable Ossuaire de Douaumont et la nécropole nationale, Centenaire de la Grande Guerre oblige.

Les deux hommes attendaient, il y a peu, une éclaircie pour lancer un engin équipé d’une caméra pivotant sur 360°. Un travail d’équipe très précis, « il faut qu’il y ait une vraie osmose entre le pilote et le caméraman ». Les quelques images tournées sont déjà à couper le souffle. Cette technologie a aussi ses contraintes : « On est réglementé et on respecte la législation à la lettre. Tous nos drones sont référencés à la Direction générale de l’aviation civile et le pilote doit être titulaire du brevet théorique ULM. Nous avons les autorisations de la préfecture et du directeur de l’Ossuaire », signale Michaël Gisselère.

« Ici, on peut faire voler un drone de 10 à 12 kg, mais pas au-dessus d’un regroupement de personnes. Nous sommes aussi limités à 150 m d’altitude et 150 m de distance par rapport à l’opérateur. On ne peut pas faire n’importe quoi ». Plus compliqué aussi les prises de vue en ville où il faut, entre autres, des appareils de moins de 4 kg équipés d’un parachute comme système de secours.

Les images tournées à l’Ossuaire passeront donc lors de la retransmission de l’étape Épernay-Nancy du 11 juillet. Mais aussi lors de l’émission « Au plus près du Tour », un programme court sur France 3 juste après « Plus belle la vie » et diffusé à partir de la mi-juin.

Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/05/27/le-tour-des-drones

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This article was written by ossuaire-de-douaumont