Les chercheurs de l’histoire

Post 167 of 185
chercheurs

de nombreux visiteurs sont attendus à cette dixième édition. Photo d’archives Franck LALLEMAND

La dixième édition du Salon du livre d’Histoire a lieu du 9 au 10 novembre au Centre mondial de la Paix. Cinquante-huit auteurs, quatre éditeurs y sont attendus.

Si l’on veut comprendre le sens de l’Histoire, analyser toutes les facettes de la Grande Guerre, les autres conflits, les faits qui ont façonné la France et le monde, il ne faut pas rater le Salon du livre d’Histoire organisé à Verdun par l’association 14-18 Meuse. La dixième édition qui se déroulera les 9 et 10 novembre au Centre mondial de la Paix promet d’être de grande qualité et de haut niveau, mais avec cette ambition d’être accessible à tout public.

« Cinquante-huit auteurs dont quatre éditeurs seront présents », précise Lyne Rousseau, la présidente de l’association 14-18 Meuse. « Il y aura une grande variété de styles, dont du roman jeunesse et Marko, le dessinateur de la BD « Les godillots » qui animera une des conférences au programme. »

Les meilleurs historiens français seront aussi au rendez-vous. Et pour cause : « Depuis 2005, dans le cadre du salon, nous organisons le Prix du livre d’Histoire « Monde en guerre, monde en paix », qui récompense le meilleur ouvrage paru au cours de l’année. Dix livres ont été sélectionnés parmi une cinquantaine d’ouvrages présentés. »

Un jury de personnalités prestigieuses dirigé par Jean-Pierre Rioux devra désigner les trois meilleurs ouvrages parmi « Justice militaire 1915-1916 » d’André Bach (Vendémiaire), « Devoir d’intervenir ? L’expédition humanitaire de la France au Liban, 1860 » de Yann Bouyrat (Vendémiaire), « Histoire de la cavalerie » de Frédéric Chauviré (Perrin), « Lecture de Poilus – livres et journaux dans les tranchées, 1914-1918 » de Benjamin Gilles (Autrement éditions), « Foch, chef de guerre » d’Élizabeth Greenhalgh (Tallandier), « Tué à l’ennemi : la dernière guerre de Charles Péguy » de Michel Laval (Calmann-Lévy), « Jean Moulin, artiste, préfet, résistant » de Christine Levisse-Touze et Dominique Veillon (Tallandier), « L’aéronautique militaire française : outre-mer, 1911-1939 » de Jean-Baptiste Manchon (Presse universitaire Paris-Sorbonne), « La Grande Guerre des gendarmes – forcer, au besoin leur obéissance ? » de Louis N. Panel (Nouveau Monde éditions/DMPA), et « Histoire de la Résistance » d’Olivier Wieviorka (Perrin).

Éminents spécialistes

Des ouvrages pour la plupart consacrés à des faits contemporains pour mieux comprendre le monde d’aujourd’hui. Outre Jean-Pierre Rioux, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale et spécialiste d’histoire contemporaine, on retrouvera au sein du jury Jean-Yves Le Naour, le grand spécialiste de la Grande Guerre, Jean-Pierre Filiu, historien et grand connaisseur du monde arabe, sans oublier François Cochet, le professeur d’histoire contemporaine de l’Université de Lorraine.

Grâce à eux et à d’autres, les visiteurs auront vraiment la chance de découvrir dans les moindres détails toutes les facettes de l’histoire contemporaine. À l’image de l’expérience de Jean-Pierre Filiu. Il parle arabe, s’est laissé pousser la barbe et a vécu cette année plusieurs semaines à Alep en Syrie, déguisé en autochtone. Histoire de découvrir ce qui se passe réellement dans cette ville.

Il ne faudra pas non plus rater la conférence de Jean-Yves Le Naour consacrée aux « soldats de la honte », ceux que les militaires de la Grande Guerre croyaient fous. Alors que ces hommes souffraient de troubles psychologiques relatifs à la pluie d’obus déversée sur le champ de bataille. Enfin comment ne pas être au rendez-vous de la conférence de Jean-Pierre Rioux consacrée à Roland Dorgelès, un des combattants français qui a vécu les deux guerres.

Pascal ISCH

Source : http://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/11/04/les-chercheurs-de-l-histoire

Tags: , ,

This article was written by ossuaire-de-douaumont