Une porte sur l’histoire

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enlévement porte

Après la dépose des vitraux de la porte d’entrée, ce sont les ouvrants d’acier qui ont été retirés hier matin. Leur restauration va durer plus d’un mois.

Le chantier de restauration de l’Ossuaire de Douaumont se poursuit. C’est sans doute d’ailleurs le seul monument de Meuse qui sera prêt pour le début du Centenaire en août 1914. Le colonel Boissé, président de l’Œuvre de l’Ossuaire, précise même que selon la planification, les travaux seront terminés pour fin décembre 2013.

Débuté en mars 2011, la réfection de ce monument symbole de la Bataille de Verdun nécessite la présence de multiples corps de métier. De plus, les phases du chantier se sont succédé sans encombre, ne générant pas de retard majeur.

Si en début de semaine, Jean-Marc Paguet, le maître verrier de Vouziers (08) déposait les vitraux de la monumentale porte d’entrée, hier, matin, c’est la porte elle-même qui a été retirée. En fait : uniquement les ouvrants.

Toutes les pièces qui peuvent l’être seront démontées et traitées par métallisation à chaud et un traitement de surface au zinc.

« On a l’habitude ! » Le fait de travailler sur un monument classé n’émeut plus outre mesure Gérard Defrance, le patron de l’entreprise nancéienne « Les Métalliers lorrains ». L’entreprise a travaillé avec brio à la restauration des grilles de Jean-Lamour ornant la place Stanislas à Nancy, mais aussi sur des chantiers à l’étranger et une foule de bâtiments classés de l’Hexagone.

Au départ du projet de restauration de l’Ossuaire, « la réfection de la porte d’entrée n’était pas prévue. On devait refaire la descente d’escaliers au magasin et le tour de la chapelle », explique le colonel Boissé.

Finalement, le plus urgent restait la porte. « Nous avons cherché quelqu’un capable de le faire », poursuit le président de l’Ossuaire. L’entreprise nancéienne a été retenue pour 54.000 € avec la restauration de la verrerie. Problème, la somme n’était pas budgétée mais était à peu près la même que celle prévue pour la descente d’escalier. « Les financeurs ont accepté de faire le transfert », souligne Bernard Boissé.

Hier, l’opération était délicate et le travail physique. Les deux petits ventaux latéraux sont enlevés à l’aide d’un palan et déposé sur le plateau d’un camion. Restait la porte principale. Une autre paire de manches.

« Nous ne pouvons pas entreprendre une restauration sur place », explique Gérard Defrance, compagnon du Devoir. « Toutes les pièces qui peuvent l’être seront démontées et traitées par métallisation à chaud et un traitement de surface au zinc ». Puis viendra le temps de la peinture de fond, d’accroche et finale.

Quant aux dormants, ils restent sur place. Mais « nous allons déposer des grosses pièces », en fait, tout ce qui peut se démonter. La rouille est en effet présente de façon superficielle ou assez profonde, surtout au niveau du sol. Lorsqu’elle est ancrée, elle provoque une diminution de matière.

La restauration devra s’effectuer rapidement puisque les portes doivent être reposées dans un mois et demi.

À la place des vitres et des ouvrants déposés, des plaques de bois condamnent les entrées. Il est bien évident qu’une protection est assurée par un système électronique et des caméras.


Frédéric PLANCARD

Source : http://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/09/06/une-porte-sur-l-histoire

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